Comment s’équiper ?

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L’équipement de l’aïkidoka

-La tenue vestimentaire :
La tenue traditionnelle de l’aïkidoka est composée du KEIKOGI (vêtement d’exercice) ou aïkidoGI, du HAKAMA (une sorte de pantalon bouffant) et de ZOORI (sandales).

-Le Keikogi ou aïkidogi :

Le vêtement d’entraînement porté dans les arts martiaux s’appelle KEIKOGI (KEIKO : entraînement, GI : vêtement). Le terme KIMONO, souvent employé à tort, désigne une tenue raffinée, élégante. Le vêtement d’entraînement spécifique à l’aïkido s’appelle un aïkidoGI. Il y a entre le kimono et le keikogi un écart équivalent à celui qui existe entre une robe de soirée et un survêtement.

Le GI se compose d’une veste blanche 100 % coton grains de riz surpiquée aux épaules et d’un pantalon blanc généralement renforcé aux genoux (Il n’est pas nécessaire d’investir dans un vêtement trop coûteux. Ceux qui sont destinés à la compétition de Judo s’avèrent souvent raides et inconfortables, et ceux de Karate sont trop fragiles. On en choisira un solide et souple. Attention, ils ont en tendance à perdre quelques cm après les premiers lavages). Les premiers prix avoisinent généralement les trente euros.

Le OBI (ceinture large) permet de maintenir la veste fermée et de fixer le HAKAMA. Nous n’utilisons pas de ceintures colorées dans l’aïkido traditionnel, où la sobriété et l’humilité sont de mise. La ceinture noire, réservée aux plus anciens pratiquants, ne symbolise en rien la maîtrise : lorsqu’il a suffisamment transpiré (et sali sa ceinture !), l’aïkidoka a au contraire une expérience suffisante pour être réceptif à l’étendue de son ignorance. La ceinture du débutant fait référence à son innocence. Quelques grands maîtres, ayant retrouvé cette pureté initiale et les moyens de s’étonner à nouveau d’une technique dont ils ont fait le tour, ferment à nouveau leur veste avec une ceinture blanche.

Le Hakama :

C’est une jupe-culotte ou pantalon bouffant, tombant au niveau du coup-de-pied. Sa coupe ample et pratique laisse une grande liberté de mouvement et aide à la prise de conscience du centre (SEIKA-TANDEN), le noeud de fixation appuyant constamment sur ce point de gravité (et centre d’énergie) pendant la pratique. Il est le plus souvent noir ou bleu (Au Japon, le blanc, l’une des couleurs du deuil, est généralement porté par les religieux).

Le HAKAMA est normalement exigé dans tous les BUDO traditionnels (avant-guerre, le fondateur de l’aïkido, Morihei UESHIBA, exigeait même son port de la part des visiteurs qui venaient assister à un cours ou à une démonstration). De nos jours, le HAKAMA étant un habit assez coûteux, il vient généralement compléter la tenue après quelques années de pratique, sans pour autant que son port soit associé à un grade ou une hiérarchie dans le dojo. Le professeur laisse la possibilité aux débutants de pratiquer suffisamment pour voir s’ils ont le désir de s’investir à long terme dans l’apprentissage de l’aïkido.

On entend souvent que le HAKAMA sert à camoufler la position et le déplacement des pieds et des jambes. Cette explication, quoique courante, est surprenante remise en contexte : les BUSHIS (ou SAMOURAÏS) ne se rendaient pas au combat sans avoir soigneusement fixé le bas du HAKAMA dans les lacets de leurs sandales, laissant pieds et jambes très apparents (afin de ne pas être gênés pendant la bataille). Dans les espaces laissés entre tradition et folklore, les discours les plus fantaisistes parviennent fréquemment à s’insinuer et à prendre racine.

Les Zooris :

Les sandales japonaises, appelées ZOORI, permettent de circuler des vestiaires jusqu’au TATAMI qui doit rester propre pour la pratique. Des tongs font parfaitement l’affaire : l’essentiel est de veiller à ne pas disperser inconsidérément sur le tatami les germes récoltés dans des vestiaires à l’hygiène parfois hasardeuse.

Les armes :

En pratiquant l’aïkido traditionnel, vous êtes amené à travailler avec différentes armes ou représentations d’armes issues des traditions martiales japonaises. Il s’agit du BOKKEN (sabre en bois), du JO (bâton en bois) et du TANTO (couteau en bois). Cette pratique n’est pas distincte : au service des apprentissages à mains nues : elle permet d’affiner la perception de la technique d’aïkido et de renforcer la maîtrise des bases. Les différentes armes tournent, pour les premiers prix, autour d’une dizaine d’euros.

Le Tanto :

Le TANTO est une sorte de dague ou de poignard sans garde ne possédant qu’un seul tranchant. Bien que ce couteau en bois ne présente aucun danger réel pendant la pratique, l’étude des techniques avec TANTO nécessite quelques précautions particulières. Outre une distance plus courte par rapport à l’assaillant, il est absolument nécessaire de contrôler un tranchant qui est coupant. Les techniques seront alors adaptées suivant les différentes saisies du TANTO (sens de tenue de l’arme : en coupant, en piquant, etc...). La pratique du tanto invite le pratiquant à la vigilance, en lui rappelant le danger potentiel de chaque situation d’apprentissage.

Le BOKKEN est une arme de bois représentant le sabre japonais. Le sabre (KEN), arme du SAMOURAI, est le reflet de son âme et le garde de son corps.

Le BOKKEN a une longueur d’environ 105 centimètres pour un poids d’environ 700 grammes. L’AÏKI-KEN désigne la pratique du BOKKEN selon les principes de l’aïkido. La connaissance du sabre est très importante, car elle influence directement le travail à mains nues. Aussi, de nombreuses techniques réalisées à mains nues trouvent leur origine dans l’art du sabre. Dans la pratique de l’aïkido, le bokken (comme le jo et le tanto) ne constitue qu’une prolongation des membres naturels du corps (la main sabre : TE-GATANA).

Le Jo :

Le JO est un bâton de bois d’une longueur d’environ 128 centimètres. Son diamètre est variable (généralement 22mm) : il faut l’avoir bien en main, son poids doit être adapté.

Le jo est une arme dont l’apparence est simple, mais elle est redoutable dans des mains expertes. Dans la tradition de l’aïkido du fondateur, sa manipulation est apparentée à celle de la lance.

L’AÏKI-JO désigne la pratique du JO selon les principes de l’aïkido. Les techniques de JO utilisées en aïkido traditionnel sont des mouvements d’estoc (piquer avec la pointe), des mouvements circulaires de taille, des frappes, des fauchages et blocages. Cette pratique développe la coordination et le centrage propre à l’aïkido, gages d’harmonie et d’efficacité.


Comment s’équiper ?

L’équipement pour l’aïkido peut être trouvé dans les magasins de sport ou les boutiques spécialisées en arts martiaux de la région grenobloise. Venez nous rencontrer pour toute demande de conseils.